DSI et LES ELECTIONS ORDINALES

OBJET : PRÉSENTEZ-VOUS AUX ÉLECTIONS ORDINALES

 ET VOTEZ

 

Chères consœurs, chers confrères,

L’Ordre est un organisme fondamental nécessaire à la défense des intérêts collectifs de la profession. 

 NOUS AVONS BESOIN DE L’ORDRE CAR IL REPRÉSENTE L’HONNEUR ET LA MORALE DES PRATICIENS. IL EST LE REMPART CONTRE LES ABUS ET LES AGRESSIONS EXTÉRIEURES (dénigrements, exercice illégal de l’art dentaire, tourisme dentaire…).  

Des élections auront lieu bientôt.  Ne prenez pas cela à la légère.

1. PRÉSENTEZ-VOUS AUX ÉLECTIONS :

Vous êtes praticiens en exercice (25 à 60 ans), 

Vous avez une bonne formation, 

Vous avez envie de partager votre énergie, votre enthousiasme et votre savoir,

Vous voulez apporter votre contribution désintéressée à vos confrères,

Vous voulez aider la profession. 

Alors présentez-vous et, quelles que soient vos opinions politiques ou syndicales, nous soutiendrons tous ceux qui veulent participer à l’essor de notre métier.

2. VOTEZ ;

Pour ceux qui n’ont pas déjà  effectué deux mandats ;

Pour ceux qui s’engagent à ne pas effectuer plus de deux mandats (chaque mandat est de six ans, ce qui fait en tout 12 ans de présence ordinale …) ;

Pour ceux qui s’engagent à ne pas multiplier les mandats ordinaux en cumulant les fonctions au départemental, au régional et au national ;

Pour ceux qui veulent poursuivre leur activité ;

Pour ceux qui, par générosité, veulent aider et agir avec confraternité ;

Pour des universitaires présentants ces caractéristiques. Ils sont l’excellence de notre profession, ils doivent être aussi nos représentants ;

Pour une mixité ordinale (homme et femme à égalité). C’est un impératif .

N’imitons pas le conseil national des médecins dont le nombre de femmes est  passé de une à quatre sur plus de 60 membres. Leur moyenne d’âge est passée de 67 à 60 ans.

Nous voulons aussi beaucoup de praticiens jeunes et dynamiques et pas en majorité des retraités.

Nous vivons un tournant dans le « statut de l’élu ordinal » prévu par la loi BACHELOT. Nous avons besoin d’ordinaux désintéressés  prêts à nous défendre et à nous représenter avec vigueur et énergie.

Alors VOTEZ.

De plus, n’hésitez pas à soutenir et à adhérer à DSI qui est le syndicat des réformes, de la défense des praticiens et des idées novatrices. Nous ferons bouger la profession. Nous serons bientôt imités par tous parce que le syndicalisme ne rime pas seulement avec le business et les enrichissements personnels abusifs.

NOS ADHÉSIONS SONT CONFIDENTIELLES. 

 ALORS N’HÉSITEZ PAS À NOUS SOUTENIR AFIN QUE NOMBREUX NOUS PUISSIONS MODERNISER NOS STRUCTURES REPRÉSENTATIVES ET DÉFENDRE AVEC FORCE NOTRE PROFESSION.  

                                                                     Rudyard BESSIS

                                                                    Président de DSI

Une réponse à to “DSI et LES ELECTIONS ORDINALES”

  • DL:

    Cher confrère,

    Chacun vote en son âme et conscience. La démocratie n’a pas pour principe de prendre les électeurs pour des personnes ayant besoin de consignes de votes. Mes grand parents ont lutter contre le populisme. Je ne puis taire mon aversion contre la partialité de votre démarche toute orientée vers des buts inavouables de toute puissance, sous des dehors de donneur de leçons et de pensée dominante. On défends ses idées certes, mais de quel droit portez vous un jugement sur les représentants de nos instances.

    Si les défis d’aujourd’hui nécessitent toutes les forces vives de notre profession, il ne s’agit pas de mener à la géhenne ceux qui ont tant donner de leur personnes dans un esprit infaillible de fraternité. Je suis le témoin de l’intelligence, la force, l’honneur et la droiture de ces femmes et hommes qui ont dédié une partie de leur vie pour servir nos confrères. De leur expérience et de leur expertise dépend le devenir de l’ordre pour mener à bien sa mission, même si certains d’entre eux fatigués espèrent se retirer. Il manque des bras pour accomplir les missions de plus en plus nombreuses pour l’ordre. Plutôt que de monter les uns contre les autres, battez vous avec dignité pour servir vos prochains et ne salissez pas vos confrères. On a besoin de tout le monde. On manque d’engagement et de vocation. J’en suis le triste observateur. Vous êtes le bienvenu, mais garder vous de nuire à l’esprit de confraternité qui nous guide. Agissez sans porter préjudice à ceux qui nous servent dans l’honneur, ils méritent au contraire notre plus haute estime.

    Chacun de nous pense connaître l’autre, mais vous connaissez vous seulement, avant de vous permettre de pareilles interjections ?

    Cordialement,

    Chirurgien-Dentiste à Strasbourg
    Membre suppléant du CDO du
    Membre titulaire du CRO d’Alsace
    Membre suppléant du CDPI d’Alsace
    Membre de l’UJCD d’Alsace
    Membre de l’ONFOC 67

    RÉPONSE DE RUDYARD BESSIS

    Cher confrère,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre mail dont les termes francs vous honorent. Il appelle différentes remarques :

    1. Je vous ai senti touché personnellement par mes propositions de critères pour les élections ordinales, ce qui n’était pas mon objectif et je suis sincèrement désolé de vous avoir heurté. Dans un débat d’idée, nous pouvons nous confronter à des opinions opposées. C’est la richesse des êtres humains, autrement nous ne serions que des robots. Je peux avoir des idées différentes des vôtres. Je n’ai certainement pas pour objectif de vous atteindre à titre personnel. Donc la suite de mon propos prend en considération ce préambule en sachant que je ne répond ni à l’invective, ni aux prises à partie personnelles pas plus qu’au dénigrement ou enfin aux propos déplacés.

    2. Ayant plus de quinze ans de plus que vous,
    Ayant défendu ou aidé entre 600 et 1000 confrères du fait de ma formation d’avocat,
    Étant juriste depuis 1990,
    Ayant rédigé un doctorat de droit sur les juridictions disciplinaires médicales,
    Ayant connu plusieurs dizaines d’ordinaux totalement différents dans leur mentalité et dans leur notion de confraternité,
    Ayant plaidé devant toutes les différentes juridictions ordinales, civiles, pénales ou administratives,
    je livre les conclusions de mon expérience personnelle.

    3. Les consignes de vote existent. Chaque syndicat demande à ce que l’on vote pour leurs dirigeants ou leurs adhérents. Nous sommes le premier syndicat ne donnant aucune consigne de vote mais détaillant uniquement des critères de choix des postulants. Si le hasard veut que vous entriez dans ces critères, alors nous soutenons votre candidature avec joie sans rien réclamer en échange.

    4. Il est impossible de nier que la presque totalité des membres du conseil national ont près de 15, 20, 25, 30 ans ou plus de présence à l’Ordre. J’ose ajouter que les nouveaux, jeunes et femmes, sont arrivés depuis moins d’un mandat du fait des critiques émises. Il est impossible de nier que le cumul des fonctions est une pratique généralisée ce qui est à l’origine de méthodes que je ne cautionne pas. Certains règlements de compte sont très connus : vous pourrez lire certains exemples dans ma thèse qui sera publiée en fin d’année.

    La seule façon d’éradiquer ce problème reste l’interdiction du cumul des fonctions. Être au départemental et à la CDPI me semble peu compatible lorsque la plainte est diligentée par ledit conseil départemental. Les influences de fonction peuvent jouer un triste sort au confrère concerné. Le dire n’est qu’évoquer un problème réel.

    Il n’y a donc rien de choquant de n’avoir qu’une seule fonction. Dire cela n’a rien d’insultant. Ne pas faire cela gêne l’impartialité des juges.

    4. L’objectif des confrères qui prennent de l’âge et qui sont en fin de deuxièmes mandat (c’est-à-dire 12 ans de présence à l’Ordre !!!) est de préparer leur départ. Pour cela, l’Ordre doit programmer des portes ouvertes au moins tous les ans et inviter tous les confrères à s’initier aux pratiques ordinales. Ce dialogue doit s’installer. C’est en agissant ainsi que la relève sera assurée. Quelles que soient les convictions politiques, confessionnelles, syndicales ou autres, doit être le bienvenu celui qui a la réelle volonté d’aider les confrères et de soutenir la profession.

    À la suite du scandale du CDOM de PARIS en 2007, la loi BACHELOT a prévu l’indemnisation possible des ordinaux indépendamment du bénévolat de principe. S’il existe une indemnisation elle doit concerner tous les ordinaux. Les comptes des ordres doivent être transparents et être publiés en détail tous les ans afin que les praticiens sachent à quoi sert leur cotisation.

    Vous verrez qu’en agissant ainsi l’ordre deviendra une structure qui appartiendra à tous et qui ne sera pas la propriété de certains et utilisée pour leurs besoins personnels.

    En conclusion, vous pouvez être d’accord ou pas avec mon analyse. Si vous avez des raisonnements contraires aux miens, expliquez-vous comme je le fais point par point en motivant votre position.

    Mais ne croyez pas un seul instant que, parce que les idées de certains ne sont pas en harmonie avec les vôtres, ils ne mériteraient aucun respect ou qu’ils agiraient pour nuire les autres.

    Je reste à votre écoute avec attention, toujours avec confraternité et sincérité.

    Bien cordialement,

    Rudyard BESSIS
    Président de DSI

Laisser un commentaire